Entre multiplication des événements et augmentation des coûts en tous genres, les festivals français sont pour la plupart en difficulté : leur modèle économique est fragile. En Corrèze, le Lovely Brive Festival ne déroge pas à ce constat.
Clara Luciani, Mika, Shaggy, Santa, Rag’N’Bone Man, Soprano, Lamomali, Helena, Hoshi, Trinix, Julien Granel, Kendji,… C’est la liste – non exhaustive – des artistes qui se succéderont quatre jours durant, au cœur de l’été, sur la grande scène du Lovely Brive Festival.
Une densité, qui, pour son directeur, est la première explication du coût record de la programmation pour le festival corrézien qui prépare sa 21e édition. “Notre programmation n’a jamais été aussi dense. Les artistes en développement sont plutôt dédiés à la seconde scène, et sur la grande scène, il y aura des artistes, qui, dès la première partie, sont des artistes qui se produisent en Zénith, comme Héléna, Kendji ou Hoshi. Ils pourraient être en tête d’affiche sur d’autres festivals. »
« Nous avons souhaité densifier notre programmation pour qu’elle soit plus forte. »Stéphane Canarias
Directeur du Lovely Brive Festival
Des cachets qui font grimacer
Mais qui dit programmation dense, dit aussi programmation coûteuse. Stéphane Canarias le concède : “Nos événements sont soumis à cette hausse des cachets qui est inexorable et qu’on a du mal à enrayer avec des artistes qui coûtent de plus en plus cher.”
Un phénomène qui devient de plus en plus lourd, été après été, pour les organisateurs de festivals. Il s’explique d’abord par la crise de l’industrie du disque. Avant, les artistes se produisaient sur scène pour faire la promotion de leurs albums. La scène est aujourd’hui devenue leur principale source de revenus. Mais d’autres causes entrent en ligne de compte : la concurrence entre des festivals estivaux de plus en plus nombreux, et les superproductions (décors, lumières, etc.) qui sont de plus en plus impressionnantes. Mais certains organisateurs, programmateurs ou directeurs de festivals estiment que ces explications ne suffisent pas à expliquer des hausses si importantes, et commencent à faire entendre leurs voix sur le sujet.
Un modèle économique qui repose sur les partenaires
Dans les lignes de dépenses du Lovely Brive Festival, il y a aussi des hausses du côté des charges dans les domaines notamment de la sécurité et de la technique. Alors, pour enrayer ces dépenses, l’organisateur s’appuie sur le sponsoring qui représente aujourd’hui près de 40% de son budget, soit autant que la billetterie, alors que les partenariats comptaient pour 15% du budget en 2017. “Aujourd’hui ,il y a 350 entreprises, locales et nationales, qui soutiennent le Lovely Brive Festival, détaille son directeur. Lire la suite >>
Source : France 3 Nouvelle Aquitaine

